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« Etre parent, ça s’apprend !»

Avec "Papa où t'es ?", cet ingénieur essonnien lance un très joli projet de soutien à la parentalité ; et sublime les douleurs passées.

Les ateliers dédiés aux jeunes papas que Nicolas Ranga a mis des mois à imaginer, concevoir et tester, se lancent enfin ! L'approche de cet ingénieur passionné et passionnant mêle exercices pratiques, empathie et bienveillance.

En creux, sa démarche inédite raconte la volonté d'implication des nouveaux pères.

23 juillet 2016. A un mois de l’accouchement, Anita et Nicolas apprennent que le cordon ombilical s'est enroulé autour du cou du petit garçon qu’ils attendaient avec ferveur. Ce fut une tragédie à laquelle nous n'étions pas préparés mais nous nous sommes battus et sommes restés très soudés pour remonter la pente» commente Nicolas.

Quand le couple apprend une nouvelle grossesse en janvier 2017, leur joie immense se teinte légitimement d’inquiétude. Une angoisse que Nicolas décide de circonscrire, en s’efforçant de connaitre et comprendre chaque étape, des débuts de la grossesse aux premiers mois du nouveau-né.

Une vague sensation d'"exclusion"

« La plupart des femmes se sentent mères dès qu'elles savent qu’elles sont enceintes. Mais les hommes, malgré l'implication et l'envie, doivent attendre le jour de la naissance pour se sentir père » observe Nicolas. Même le corps médical, pendant les multiples examens auxquels il accompagne systématiquement sa femme, ne s’adresse pas à lui. « De toutes façons, ils utilisent un langage souvent incompréhensible dont nous nous sentons exclus. En résumé, malgré Internet ou les applis, me suis aperçu que la plupart des hommes ne dispose pas des prérequis pour mesurer les enjeux et prendre du plaisir à s'occuper de leur bébé. Et en 2017, j’ai trouvé ça assez honteux. Cependant, l'idée du projet n'existait pas encore".

Le 18 aout 2017, arrive Melina. « Elle était minuscule. Née à 7 mois et demi, elle ne faisait que 2.2 kg et Anita n’osait pas la porter. Par peur de faire mal ou d'être maladroits, beaucoup de jeunes parents ont cette angoisse de tenir un nouveau né. Alors, j’ai pris ma fille dans mes bras et adoré prendre enfin ma place de papa ! Le problème, est que je n’ai pas eu le temps d’apprendre cette paternité. Comment m’y prendre pour donner un bain, changer une couche ou emmailloter ? Comment couper le cordon (ou pas) et après comment soigner la plaie ? Quelles démarches administratives, que faire en priorité, comment prendre soin de la maman ? Autant de questions auxquelles je n'avais aucune réponse" se souvient Nicolas.

En somme comment bien profiter de l'indicible joie d'être parent tout en surmontant le mini cataclysme que représente dans un couple l'arrivée d'un enfant. 

L'ingénieur trentenaire, qui aime comprendre et maitriser ce qu'il fait, a d'abord ressenti la désagréable impression de subir, non de vivre la grossesse. Pire : celle d’être un mauvais père, même si "par chance" Mélina est très calme et pleure peu. "Cela m’a beaucoup aidé, m’a permis de ne pas paniquer à chacun de mes gestes. Changer une couche peut paraître simple mais il y a des techniques particulières et tellement de choses auxquelles il faut faire attention...".

« Chaque échec doit être vu comme une opportunité. Aujourd’hui je suis fier de partager mon expérience et et aucun jour ne passe sans que je pense à mon fils Nolan".

Impliquer et accompagner les papas

Dès la naissance, le jeune trentenaire tient donc un journal de bord. Objectif : consigner les souvenirs et comprendre comment évolue l’enfant dans les premiers jours et semaines. Mélina a 7 jours quand surgit l'IDEE : proposer aux autres papas des ateliers de formation pour les aider à lever les angoisses et goûter pleinement aux bonheurs de la paternité.

" Nos parents ne disposaient pas d'autant de connaissances sur l'éducation et n'osaient pas demander de l'aide. Aujourd'hui, nous accédons à beaucoup d’infos. Mais parfois, trop d'infos tue l'info et trop de conseils tuent le conseil. Pour preuve : des choses quotidiennes comme le bain, les couches, la toilette, les vaccins ou la gestion des premières maladies, nous sont absolument inconnues".

Pour développer ce projet qui lui tient très à coeur, Nicolas se fait accompagner par un cabinet de conseil sélectionné par le Groupe Thalès pour accompagner ses salariés porteurs de projet. Peu à peu, le contenu va gagner en consistance et en pertinence. Au programme : de la théorie bien sûr mais surtout des enseignements très concrets, avec des exercices pratiques, notamment avec des poupons grandeur nature. Parfois en coaching individuel mais le plus souvent en atelier collectif pour faciliter les échanges et partages d'expériences.

« Chapitre après chapitre, j’explique sans détours à quoi les futurs pères doivent s’attendre et ils apprécient cette transparence masculine. Même les mamans disent qu'à elles aussi, un tel support leur manquait." observe Nicolas.

Parmi les sujets abordés : le (nouveau) rôle des pères, les gestes à connaitre et tout ce qu'il faut savoir l'avant/pendant et après accouchement, les démarches et gestes utiles des premiers jours, la prévention des risques (les accidents domestiques étant la première cause de moralité des enfants), la discipline positive (grande tendance du moment), etc.

" Il faut oser croire que tout est possible. Passer du monde de l'ingénierie au monde de la petite enfance, c'est un petit pas pour l'homme que je suis ; et j'espère un grand pas pour les futurs bébés"

Apprendre, expérimenter et transmettre

Pour maitriser ces vastes sujets, Nicolas ne lésine pas sur le temps à consacrer : lectures (notamment sur la psychologie de la petite enfance...), observations, recueil de témoignages, prises de notes...

Depuis la rentrée 2017, il est même retourné sur les bancs de l'école pour passer un CAP petite enfance ! Des cours du soir complétés par un stage de 12 semaines, à la crèche de Juvisy-sur-Orge (91), sa ville de résidence…Un retour aux études qui enthousiasme ce travailleur acharné. "A 15 ans je ne me pensais pas fait pour les études. Avec les années, j'y finalement devenu accro" sourit le jeune Essonnien.

Pour être le plus professionnel possible, Nicolas travaille en partenariat avec une sage femme. Résultat : des supports pédagogiques très pros, imagés, vivants, modernes, parfois ludiques, toujours didactiques.

"C'est un moment vécu à deux, je ne veux donc pas fermer exclusivement le cercle qu'autour des papas, sourit Nicolas avant de conclure : ma culture indienne veut que nous soyons discrets, adaptables...sans forcément chercher à entreprendre. Mais je voulais depuis longtemps développer mon propre projet. Perplexe au début, mon épouse est maintenant complètement convaincue et me soutient à 100% ! Ce qui est essentiel pour moi !".

Malicieusement nommés "Papa où-t'es", les ateliers de Nicolas permettent dorénavant d'affirmer : "Papa est là !"

Une des plus belles promesses qui soit.

A partir du 1er trimestre 2018, à Juvisy-sur-Orge (91)

99 € les 6 modules de 8 heures

Pour les futurs ou tout jeunes pères ; ainsi que les mamans évidemment !

contact@papaoutes.com - 06 79 39 79 34

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